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0294-3506
 

 ARTICLE VOL 26/273 - 2007  - pp.1-1
TITRE
ÉDITORIAL

RÉSUMÉ
Une année de transitions. S. Edelstein

L'année 2007 marque une période de transition sur le plan politique : changements majeurs attendus en France, probablement un nouveau Premier Ministre en Angleterre, et l'installation d'un nouveau Congrès aux États-Unis, contrôlé par les démocrates pour la première fois depuis 1994. On peut espérer que l'année sera également marquée par des transitions sur le plan scientifique, si les nouveaux gouvernements revoient certaines législations, notamment celles sur les cellules souches. Ces cellules, isolées à partir d’embryons et dotées du potentiel de révolutionner la médecine, ont suscité d’importantes préoccupations législatives. Mais en essayant de satisfaire des impératifs sociaux, commerciaux et éthiques difficilement conciliables, les parlementaires de plusieurs pays, dont la France, ont voté des lois qui manquent de cohérence. Une dimension réglementaire est venue s’ajouter à un sujet déjà très complexe, si l’on considère le nombre de variables à prendre en compte, les restrictions normales et nécessaires qui existent pour toute recherche clinique, et les difficultés à régler les questions de propriété intellectuelle. Le dossier de ce numéro fait le point sur plusieurs de ces aspects. En Angleterre et dans plusieurs pays d’Asie, la législation encadrant la recherche sur les cellules souches est moins restrictive, sans que cela ne porte tort à ces pays. On sait que, laissée à ses propres rythmes, et avec des crédits suffisants, la recherche avance et apporte généralement son lot de progrès et souvent de surprises. La dernière date d’ailleurs de 2006 ; elle concerne le génome humain, que l’on pensait pourtant bien « cerner », mais qui s'est révélé beaucoup plus complexe que prévu, avec la découverte de longues séquences (1 447 répertoriées) qui varient en nombre de copies (copy number variation ou CNV) (1). Ces variations (qui portent sur des régions d’en moyenne 250 000 paires de bases) touchent 2 900 gènes connus (10 % de l’ensemble des gènes), parmi lesquels 285 déjà impliqués dans des pathologies. Ces nouvelles avancées peuvent contribuer à une meilleure compréhension de certaines maladies génétiques et à améliorer les chances de développer des traitements novateurs. Espérons que la même facilité de travail soit donnée bientôt à la recherche sur des cellules souches.

AUTEUR(S)
S. EDELSTEIN

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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