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Biofutur

0294-3506
 

 ARTICLE VOL 35/380 - 2016  - pp.2-3
TITRE
SOMMAIRE/EDITORIAL

RÉSUMÉ

Qu’est-ce qu’un organisme modèle ? Selon Jessica Bolker, de l’Université du New Hampshire, aux États-Unis, un modèle « sert d’exemple pour un groupe plus large ou de substitut d’une autre entité d’intérêt ». Une définition un peu plus étoffée est donnée par Sabina Leonelli, de l’Université d’Exeter, au Royaume-Uni, et Rachel Ankeny, de l’Université d’Adélaïde, en Australie : « Les organismes modèles sont des espèces non humaines qui sont largement étudiées afin de comprendre un phénomène biologique, avec l’espoir que les données et les théories générées grâce à l’utilisation de ces modèles soient applicables à d’autres organismes, en particulier à ceux qui sont plus complexes que le modèle d’origine. » Sur cette base, les deux chercheuses en épistémologie rappellent que tous les organismes utilisés par la recherche expérimentale ne sont pas tous des organismes modèles. Les connaissances en biologie ayant effectué un formidable bond en avant avec l’avènement de la biologie moléculaire au cours du XXe siècle, puis du traitement à haut débit des données récoltées, dans les années 2000, les mécanismes fondamentaux du vivant ont pu être décortiqués et décryptés. Ce qui a permis de constater que de nombreux gènes ou réseaux de gènes sont retrouvés dans un grand nombre d’espèces très différentes les unes des autres. Une forte unité du vivant qui a attisé l’intérêt de se focaliser sur un nombre restreint d’espèces jugées représentatives du plus grand nombre. N’est donc pas espèce modèle qui veut. Un véritable cahier des charges existe pour identifier les prétendantes à ce titre : un développement rapide, un temps de génération court, pas trop volumineuse, facile à obtenir et à élever, faibles variations entre individus au cours du développement…

De nombreuses équipes utilisent différents modèles pour obtenir des réponses complémentaires aux questions qu’ils se posent. En France, ces équipes se sont structurées en réseau : l’EFOR (Réseau d'études fonctionnelles chez les organismes modèles), pour recenser les espèces concernées et les laboratoires qui développent de tels modèles.

Les plantes, comme les autres êtres vivants, comptent des organismes modèles dans leurs rangs. Le plus célèbre est sans aucun doute l’arabette des dames (Arabidopsis thaliana). Longtemps considérée comme une mauvaise herbe, elle est devenue le modèle de référence des biologistes moléculaires spécialisés dans les végétaux supérieurs. Le dossier de ce numéro de Biofutur lui est dédié ainsi qu’à d’autres plantes modèles de la recherche – tomate, maïs, tabac, peuplier, pour ne citer que les plus connues – qui ont permis d’approfondir les connaissances sur l’ensemble du monde végétal.



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