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Biofutur

0294-3506
 

 ARTICLE VOL 35/378 - 2016  - pp.2-3
TITRE
SOMMAIRE/EDITORIAL

RÉSUMÉ

Cent ans après sa mort, celui qui est aujourd’hui considéré comme le père de l’immunité cellulaire innée est entré dans l’histoire des sciences. Devenu une légende, une figure incontournable pour tous les jeunes immunologistes, son œuvre est désormais devenu mythe, à l’instar de cette expérience fondatrice, au parfum d’Eureka, qui aurait imprimé un tournant décisif dans la vie de son auteur en lui inspirant le processus de phagocytose comme moyen de défense. « Un jour que toute ma famille était allée au cirque pour voir d’extraordinaires singes, je restais seul avec mon microscope, observant la vie de cellules mobiles dans une larve transparente d’étoile de mer, lorsqu’une nouvelle idée se révéla brusquement à mon esprit. Je fus frappé par l’idée que des cellules identiques puissent servir à la défense de l’organisme contre des intrus […] ». Le récit a tout du mythe, comme le suggère Siamon Gordon, professeur émérite de pathologie cellulaire et auteur de plusieurs articles sur la vie du grand savant. Tout scientifique l’expérimente au quotidien, la connaissance avance moins par fulgurances qu’après de longues gestations nourries des recherches antérieures. Pourtant, la découverte scientifique échappe rarement au mythe, sans doute parce que celui-ci est nécessaire à la mémoire. Une mémoire que Biofutur a souhaité aujourd’hui raviver en consacrant un ample dossier à Élie Metchnikoff, en hommage à ce biologiste de génie, d’une grande modernité, chantre précurseur d’une science collaborative et sans frontière.

Qu’aurait pensé l’homme, le philosophe devenu optimiste sur le tard, face à l’industrialisation du vivant que propose aujourd’hui la bioéconomie ? Arbres, plantes, algues, micro-organismes... sont aujourd’hui exploités comme sources d’énergie, de matériaux, de produits chimiques. Un mouvement porteur du meilleur comme du pire, souligne Dorothée Browaeys dans le mini-dossier que nous consacrons à ce sujet devenu hautement stratégique face à l’épuisement des ressources naturelles. « Tout idéal à même d'unir l'humanité en une religion de l'avenir doit être fondé sur des principes scientifiques, et si, comme on nous le dit, il est impossible de vivre sans foi, alors cette foi ne peut être que celle dans le pouvoir de la science », écrivait Élie Metchnikoff au début du siècle dernier. Voilà une citation qui pourrait sans doute animer quelques débats – amélioration des organismes, nouvelles techniques génétiques, façonnage de la vie… – au Festival Vivant qui se déroulera du 15 au 17 septembre 2016 sur le campus de l’Université Paris Diderot. En attendant ce rendez-vous incontournable pour tous les citoyens soucieux de s’interroger sur le futur du vivant, bonne lecture !



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